Ecrire la première fois, comment commencer ?

Voilà la question que nous nous posons toutes probablement. En tout cas c’est une question que moi je me suis posée ainsi que ma belle soeur. Pour les unes c’est évident, pour les autres pas du tout… !

La toute première chose, si nous sommes habituées à cela, c’est de prier l’Esprit Saint. Qui mieux que Lui connait la personne, sait ce dont elle aura besoin au moment où elle lira la lettre ?

Peut être pouvons nous  commencer par  dire qui nous sommes 06e98cf2? où nous habitons? si avons des choses en commun avec la description que nous avons reçu d’elle, s’il y a des choses qui nous ont touché en lisant leur description …

Nous sommes invitées à être mère pour elles. Alors que fait une mère avec son enfant blessé ? Elle console, panse la blessure, donne des paroles d’encouragement, pardonne, comprend, lui dit qu’elle l’aime …ET prie pour et avec l’enfant, le pose sur le coeur de Jésus ou de Marie selon la religion de la personne …

A vous  qui avez déjà écrit, voulez vous nous dire comment ça s’est déroulé pour vous ? Aidons nous les unes les autres.

Coordonnées

Pour ECRIRE  à vous filles, vous envoyez

  • PAR COURRIER en FRANCAIS : Kristina Varanauskaite – Lauko 24 – Kupiskis LT- 40108 – Lituanie Lietuva

 

  • Vous vous posez des questions, êtes intéressées, vous pouvez contacter Myriam Fourchaud :
  1.  myriam.fourchaud@orange.fr

 

Myriam, Fabienne et Rosa Anna (d’Italie), sont engagées dans la fraternité missionnaire Jean Paul II avec laquelle la mission « Ruth et Noémie » est en lien : http://www.fmjp2.com/

 

Retraite d’engagement

Chère « maman »,

Me voici de retour de la Mission Ruth et Noémie. Nous avons eu avec les détenues 3 jours intenses de retraite, au cours de laquelle elles ont pu verser les larmes amères de leur vie sur le Cœur de Jésus, et, du Père, l’une d’entre elle est juive. Puis, petit à petit, nous avons ouvert les yeux sur l’espérance de faire de ce temps si particulier quelque chose pour et avec le Seigneur. Leur courage m’a profondément marquée. Toutes leurs histoires personnelles sont une succession de drames humains, et vraiment, cela aurait pu être moi, vous. Plus que jamais j’ai compris cette mystérieuse affirmation de Jésus que les prostituées nous devanceront dans le Royaume. Comment, dépossédées de tout, d’une enfance à visage humain, exclues, victimes du péché des hommes, puis un jour finissant par le commettre car imbibées de lui, elles font de leur « indignité » un cri d’amour vers le Seigneur.

Cet extrait du discours du Pape aux prisonniers au Mexique s’adresse aussi à elles : « En s’adressant ensuite plus directement aux prisonniers, François leur a rappelé qu’ils ont à leur portée «la force de la résurrection, la force de la miséricorde divine qui renouvelle toute chose». Il les a exhorté à «lutter, ici, à l’intérieur, pour inverser les situations qui causent le plus d’exclusion», à parler avec les leurs, à tirer profit de leur expérience, à aider à «briser le cercle de la violence et de l’exclusion». «Celui qui a affronté la douleur jusqu’au plus haut point et dont nous pourrions dire “il a vécu l’enfer” peut devenir prophète dans la société, a poursuivi François. Travaillez pour que cette société qui utilise et jette ne continue pas à faire des victimes.»

 

Dans les semaines qui suivent, chacune prépare un petit papier de présentation pour vous. Cela ne saurait tarder, mais en prison tout est long. Dieu s’occupe de la mission, puisqu’à l’issue des engagements, j’ai été reçue par la responsable de la prison qui est ravie de ce projet et est prête à nous soutenir. Elle a d’ailleurs elle-même fait les photos. Vous ne verrez pas vraiment les visages, cela étant interdit.

 

Vous ne pouvez imaginer combien chacune d’entre vous est importante pour elles, 90% d’entre elles n’ont pas eu de maman, et celle qui en ont eu en garde rarement un bon souvenir ! Je crois de tout cœur que le mot « maman » est ce que Dieu a choisi.

Nous avons fixé la prochaine cession au mois d’octobre. Si ce projet touche le cœur d’une amie, mettez la en contact avec moi.

 

Que toutes nos œuvres de Miséricorde en cette année jubilaire nous garde toujours de plus en plus petits et dépendants de son Immense Amour.

 

Fraternellement,

Myriam FOURCHAUD

Engagement de la femme du « dehors »

A l’occasion des premiers engagements à la prison de Panevėžys, le 4 mars 2016, Saint Casimir, patron de la Lituanie, lors de la messe présidée par Monseigneur

Mission Ruth et Noémie
Engagement pour prendre en jumelage une femme incarcérée

Cet engagement répond à un appel dans votre cœur. En effet, la dure réalité de l’univers carcéral rend nos sœurs détenues particulièrement fragiles et sensibles à tout ce qui concerne les relations humaines. J’attire l’attention sur le fait que cela est un engagement du cœur dans le Cœur de Jésus. Cela implique que cet engagement se déroule dans la durée. Ces femmes sont emprisonnées pour une moyenne de 15 années. Pour exemple, je pense à cette jeune fille condamnée à 18 ans à ses 16 ans. Elle en a 23 à ce jour et en aura 34 à sa sortie (sauf révision du procès). Vous imaginez combien un lien avec l’extérieur est comme une lucarne sur leur liberté, un témoignage qu’elles sont importantes et existent au delà des barreaux qui les réduisent sans cesse à la faute de leur passé. Notre tâche, comme expliquée dans la présentation, est d’être une mémoire vivante qui leur rappelle qu’elles sont avant tout filles de Dieu, de les encourager, les soutenir, voilà pour ce qui est des courriers. Pour la prière, elle est maternelle, comme une mère porte son enfant « en elle » dans son cœur, même si ce dernier est loin. Les initiatives spirituelles sont entièrement libres, mais retenons que l’offrande de nos contrariétés du quotidien, petites et grandes les couvrira de tendresse au-delà du visible.
Cette mission naît en l’Année Sainte de la Miséricorde 2015-2016 ; elle répond à ces temps qui appellent la reconnaissance de l’inépuisable Miséricorde de Dieu pour les pécheurs, et se veut une œuvre de la Miséricorde. En tant que femme, sentinelle de l’invisible, selon les termes de Saint Jean-Paul II, nous pouvons, avec l’eau de nos prières, abreuver d’autres cœurs, au-delà du visible. Marie n’a-t-elle pas été active par ses vertus passives ? Foi, Espérance, Charité… Nous cultiverons ce jardin des vertus avec et pour une autre. N’oublions pas que derrière chacune de ces femmes, il y a de nombreuses autres femmes qu’elles côtoient au quotidien et qui sont enfermées dans les affres de la violence, de la colère que les conditions carcérales favorisent. Prions pour une contagion de Foi, d’Espérance et de Charité à l’intérieur de la prison. La femme que vous jumelez s’est engagée à devenir missionnaire là où elle est, elle a besoin de vous pour cela aussi. Notre service sera d’être toute accueil sans juger, ni évaluer aucune des situations qui nous seront confiées. Notre axe humain et spirituel est de les soutenir inconditionnellement, de leur rappeler sans cesse combien elles sont aimées de leur Père du Ciel. Nous faisons mémoire  des paroles de Mère Teresa : « Les pauvres ont besoin de nous, mais le besoin que nous avons des pauvres n’est pas moins grand. La plus grande pauvreté réside dans le fait de ne pas être aimé ».

La femme du dehors
Elle peut être de n’importe quelle nationalité. Ses coordonnées personnelles ne seront pas transmises à celle du dedans, sauf son prénom.

La femme du dehors s’engage à :

  • Porter dans son cœur de femme cette autre femme comme une sœur, comme une fille. Les démarches spirituelles (Messe, jeûne, offrande de ses souffrances…) sont entièrement libres à l’initiative de chacune. Cette sœur veut être le Cœur de Jésus où l’on peut se reposer et trouver du réconfort dans la peine, des forces aussi. Que fait un cœur ? Il bat. La prière, sous toutes ses formes, sera la vie de ce battement. La femme du dehors se tiendra comme « sentinelle » de l’invisible pour une autre qui marche dans la nuit de son histoire. Comme Noémie qui encourage Ruth à aller glaner dans un champ nouveau – « Un jour, Ruth la Moabite dit à Noémie : « Laisse-moi aller dans les champs. Je ramasserai les épis derrière quelqu’un qui sera bon envers moi en me permettant de le faire. » Noémie répond : « Vas-y, ma fille » (Ruth 12,1).
  • Encourager cette autre à avancer dans sa foi, particulièrement aux heures sombres par le biais de la prière mais aussi de courriers, une lettre par trimestre (ou plus si vous le souhaitez). L’amitié féminine vécue dans le Cœur de Jésus, au-delà du visible, fait écho aux paroles de Jésus : « Si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux ». (Matthieu 18,19)

la Fraternité Béthanie dont la responsable est Kristina prend en charge la traduction des courriers dans le respect du secret des échanges. Dans le cas de libération d’une détenue, cette femme est libre de poursuivre la relation entamée dans les circonstances évoquées, mais cette démarche est alors d’ordre privée et ne concerne plus la Mission Ruth et Béthanie. Une ex-détenue pourra à son tour, dès que sa situation s’avère stable, se proposer comme femme du dehors.

Les courriers : Les lettres de vos filles sont  traduites par Kristina et envoyées à Adriana Boursange qui vous les transmets, et à qui vous enverrez vos réponses qui seront alors, à leur tour traduites et retransmises. Vous avez aussi la possibilité d’envoyer votre lettre trimestrielle directement à Kristina dont vous trouverez les coordonnées à la rubrique « coordonnées »

Adresse : Mission Ruth et Noémie pour : prénom

Annexe
Extraits de la Bulle d’Indiction du Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde
« Nous ne pouvons pas échapper aux paroles du Seigneur et c’est sur elles que nous serons jugés : aurons-nous donné à manger à qui a faim et à boire à qui a soif ? Aurons-nous accueilli l’étranger et vêtu celui qui était nu ? Aurons-nous pris le temps de demeurer auprès de celui qui est malade et prisonnier ? (cf. Mt 25, 31-45) ».
« Si Dieu s’arrêtait à la justice, il cesserait d’être Dieu ; il serait comme tous les hommes qui invoquent le respect de la loi. La justice seule ne suffit pas et l’expérience montre que faire uniquement appel à elle risque de l’anéantir. C’est ainsi que Dieu va au-delà de la justice avec la miséricorde et le pardon. Cela ne signifie pas dévaluer la justice ou la rendre superflue, au contraire. Qui se trompe devra purger sa peine, mais ce n’est pas là le dernier mot, mais le début de la conversion, en faisant l’expérience de la tendresse du pardon. Dieu ne refuse pas la justice. Il l’intègre et la dépasse dans un événement plus grand dans lequel on fait l’expérience de l’amour, fondement d’une vraie justice ».

Mission Ruth et Noémie

Les Fraternités Béthanie et Jean-Paul II
« MISSION RUTH ET NOÉMIE »

Cette initiative est née d’une mission en Lituanie en décembre 2015 et de la visite aux femmes à la prison de Panevėžys dont Kristina est l’aumônière. Voici comment Kristina s’est investie auprès des femmes de cette prison :
« En 2010, je commençais à visiter les prisonnières dans la prison des femmes Panevėžys. J’étais choquée car chaque mois était marqué par un suicide. Il y avait dans cette prison des intervenants protestants, mais une prisonnière catholique priait afin de pouvoir bénéficier aussi d’une visite d’une personne catholique. Je fus peu de temps après invitée à me rendre à la prison pour parler aux femmes. Ces dernières avaient exprimé le souhait de pouvoir parler avec une femme, certainement se sentant plus en confiance, comprises. Après cette première
prise de contact, les prisonnières réclamèrent de nouvelles rencontres. Je priais alors l’Esprit Saint de me guider. C’est alors que les mots « restaurée » et « acquittée » se sont imposés à moi. Je mis donc en place un programme sur ces thèmes. L’intention était de favoriser une rencontre avec Jésus aimant, mais aussi de favoriser un chemin de demande de pardon à leur victime quand cela était possible. C’est ainsi que je travaille dans cette prison depuis cinq ans avec mission de l’Evêque. Cette prison est habitée par 350 femmes dont 120 sont emprisonnées pour la première fois. Je le précise car malheureusement, la récidive est un problème dominant à la prison des femmes. Lorsque nous nous réunissons, il y a de 20 à 50  femmes assidues aux rencontres. La plupart sont catholiques, mais il y aussi des juives, musulmanes et orthodoxes. La grande majorité sont ici pour meurtres, 15% pour détention de stupéfiant, 10% pour vols, fraudes… Les détenues sont demandeuses d’enseignements, de prière, d’attention à leur identité féminine sans cesse menacée par les conditions carcérales ».
Pour ma part, je fus, lors de cette première rencontre, bouleversée par la soif de ces femmes. Comment ne pas penser aux Israélites, qui manquant de tout, affamés et assoiffés,reçoivent la manne céleste. Ce fut une expérience forte de ce que la soif de l’homme attire la Gloire de Dieu. Mais aussi, de ce que les difficultés des conditions physiques et relationnelles de ces femmes menaçaient à tout moment les petites avancées de foi,
d’espérance et de fidélité. Je confiais tout ceci alors à l’intercession du bienheureux père Lataste dont les phrases me nourrissaient : « Dieu oublie ce que vous avez été, et ne retient que ce que vous êtes ». Je leur prêchais cette matinée dans ce sens de la Miséricorde inépuisable de Dieu, mais intimement, je me demandais comment entretenir l’étincelle des rencontres fortes qui leur étaient proposées chaque semaine, face à la dureté quotidienne de l’univers carcéral ? Le dimanche 10 janvier (Baptême du Seigneur), je finissais une neuvaine à Mère Teresa, et me vint à la messe l’idée de cette mission.
Vision
Il y a d’un côté ces femmes, avec leur histoires, douloureuses, souvent dramatiques et Jésus qui est là assoiffé de leur âmes, ne dit-il pas qu’il est venu pour les pécheurs ? Et au milieu, cet univers clos, déshumanisant, « déspiritualisant » (homosexualité, drogue… tant de tentations…) qui dit au quotidien que plus rien n’est possible, que cette vie est un gâchis, remplissant l’atmosphère d’amertume, de colère, de révolte. Je pensais qu’il leur faudrait enjamber d’une manière ou d’une autre les murs de cette prison, s’évader par le coeur, jusqu’au Coeur de Jésus. J’eus alors l’idée d’un jumelage : une femme dedans, une femme dehors. Celle du dehors est ce marchepied que les femmes prisonnières peuvent emprunter pour regarder au-delà des murs carcéraux. Celle du dedans peut alors partager ses aspirations, sa soif loin des regards des autres prisonnières, librement en quelque sorte, car la vie en prison impose nombre de codes relationnels. Qui ne s’est jamais senti enfermé dans
un problème, souhaitant au plus intime trouver une personne neutre qui écoutera, entendra, sans jugement, sans à priori ? Celle du dehors est cette main tendue de Jésus qui rappelle qu’il ne se souvient plus du passé, que toute histoire, même la plus dramatique, en lui, peut avoir une autre fin, une autre issue, une preuve de l’espérance qu’il leur offre. Un autre point important est la valeur de l’engagement. Accepter et choisir le jumelage dans les conditions définies, est un acte d’engagement : « Oui, je veux cheminer vers Jésus, avec
l’aide d’une autre femme chrétienne ». La relation a valeur de témoignage et le témoignage augmente la foi. N’est-ce pas alors, à Jésus, que cette déclaration est faite ?
De plus, nous savons bien que les douleurs liées au sentiment d’indignité se guérissent avec l’attention d’un amour sans condition qui dit : « Tu n’es pas les actes que tu as commis, tu es là pour réparer ces fautes, mais ces fautes ne définissent pas ton identité, moi, je suis là pour te rappeler que tu es fille de Dieu… », rappeler que la Miséricorde est toujours plus grande que la misère, et ce afin de travailler à la restauration du sentiment filial.
La Mission Ruth et Noémie est de confession catholique mais peut être proposée aux femmes de toute confession ou, sans confession, qui désirent cheminer vers la libération, la réconciliation et s’ouvrir à Dieu dans leur vie, telle doit être la motivation du coeur. Il est à préciser qu’il n’y a pas d’engagement matériels, ces derniers, colis, dons, ne relèvent pas de cette mission.
Concrètement
La femme du dehors : Elle peut être de n’importe quelle nationalité. Ses coordonnées personnelles ne seront pas
transmises à celle du dedans, sauf son prénom.
Son engagement
Porter dans son coeur de femme cette autre femme comme une soeur, comme une fille. Les démarches spirituelles (Messe, jeûne, offrande de ses souffrances…) sont entièrement libres à l’initiative de chacune. Cette soeur veut être le Coeur de Jésus où l’on peut se reposer et trouver du réconfort dans la peine, des forces aussi. Que fait un coeur ? Il bat.

La prière, sous toutes ses formes, sera la vie de ce battement. La femme du dehors se tiendra comme « sentinelle » de l’invisible pour une autre qui marche dans la nuit de son histoire. Comme Noémie qui encourage Ruth à aller glaner dans un champ nouveau – « Un jour, Ruth la Moabite dit à Noémie : « Laisse-moi aller dans les champs. Je ramasserai les épis derrière quelqu’un qui sera bon envers moi en me permettant de le faire. » Noémie répond : « Vas y, ma fille ». (Ruth 12,1)
La femme du dehors encouragera cette autre à avancer dans sa foi, particulièrement aux heures sombres. L’amitié féminine vécue dans le Coeur de Jésus, au-delà du visible, fait écho aux paroles de Jésus : « Si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux ». (Matthieu 18,19)
La femme du dehors pourra correspondre par lettre avec celle incarcérée, par le biais des services de la Fraternité Béthanie dont la responsable est Kristina. Cette Fraternité prend en charge la traduction des courriers dans le respect du secret des échanges. Dans le cas de libération d’une détenue, cette femme est libre de poursuivre la relation entamée dans les circonstances évoquées, mais cette démarche est alors d’ordre privée et ne concerne plus la Mission Ruth et Noémie. Une ex-détenue pourra à son tour, dès que sa situation s’avère
stable, se proposer comme femme du dehors.

La femme du dedans
Ayant participé au moins à trois rencontres proposées par la Fraternité Béthanie en prison et après entretien avec une responsable, elle pourra faire la demande de jumelage. Pour ce, la démarche sera présentée en ces termes : Je demande ce jumelage dans le but d’être soutenue pour entrer pleinement dans mon identité de fille de Dieu. Je désire être restaurée dans ma dignité de femme et répondre au projet d’amour de Dieu sur ma vie. Je sais que, comme les vierges de l’Évangile, il me revient d’entretenir l’huile de ma lampe et que personne ne peut la remplir à ma place. Mais comme ces vierges qui étaient ensemble pour attendre l’époux, moi aussi, j’ai besoin d’amies pour partager ma foi, mes questions et mes doutes, être encouragée, fortifiée, entraînée. J’affirme que Dieu peut faire toute chose nouvelle dans ma vie, comme pour Marie Madeleine, qui repentie, se jette aux pieds de Jésus, est alors immédiatement délivrée et restaurée, et se met à marcher à sa suite. Moi aussi, parcourant ce chemin, je désire apprendre à marcher avec lui, et demande dans cette démarche l’aide d’une soeur en Christ. Je pourrai m’appuyer sur sa prière et entretenir une correspondance avec elle (voir les
conditions de la correspondance, rythme…). Je m’engage, lors de ma libération, à ne pas chercher les coordonnées de cette « femme du dehors », sauf accord particulier avec la responsable de la Fraternité Béthanie et cette femme. J’ai conscience que mon engagement est aussi missionnaire et que dans les conditions difficiles qui me sont données à vivre, j’ai besoin d’être soutenue pour être, moi aussi, à la suite de Marie Madeleine, un témoignage en paroles et en actes auprès de mes soeurs détenues. Je sais que cet engagement
m’encourage aussi à la fidélité aux programmes de foi proposés par la Fraternité Béthanie.
Je sais aussi que je ne pourrais pas faire de demande matérielle (colis, dons…) à cette personne.
La présente démarche est présentée aux autorités civiles de la prison pour conformité aux règles de la prison.
Premiers engagements à la prison de Panevėžys, le 4 mars 2016, en la fête de Saint Casimir, patron de la Lituanie, lors de la S. Messe présidée par l’évêque du lieu

12

Error8board |
La Volonté de Dieu |
Méditation de pleine consci... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Toujoursmieuxda
| Gif et Image Islamique
| Test diaire 89